Histoire de l’AIPEI

Quelques parents d’enfant déficient intellectuel non scolarisé, réunies au dispensaire du Raincy-Livry-Gargan décident d’unir leurs forces et de se regrouper pour créer l’Association Régionale des Parents d’Enfants Déficients, ARPED (loi de 1901) déclarée le 15 février 1963, à la sous-préfecture de Pontoise. Son siège est alors établi à la mairie Livry-Gargan et son but est de faire appliquer à l’aide de méthodes pédagogiques et médicales, la rééducation psychomotrice d’enfants et adolescents atteints de déficiences intellectuelles et motrices.

La création

Dès sa fondation l’ARPED adhère à l’UNAPEI fédération nationale d’associations réunies autour de valeurs communes et reconnue d’utilité publique. Le secteur médico-social d’aujourd’hui est la conséquence directe de ce mouvement pionnier qui dirige toujours les actions des parents et de tous ceux qui s’investissent pour les personnes handicapées mentales en privilégiant la notion sociale du handicap mental par rapport à une approche médicale. Il s’agit alors de faire connaître et reconnaître la différence que constitue le handicap mental.

Parce qu’il était inenvisageable que ces enfants ne puissent un jour être éduqués et, qu’adultes, ils ne puissent travailler, se divertir ou tout simplement vivre leur vie dans le monde de tous, l’ARPED a permis l’ouverture de l’Externat Médico-Pédagogique au 19 rue Philippe Lebon à Livry-Gargan.  En avril 1967, l’association devient Association Régionale des Parents d’Enfants Inadaptés, ARPEI, et transfère son siège social à l’EMP qui sera, beaucoup plus tard, transféré à la ville de Livry-Gargan après agrément de la DDASS. L’association ayant été contactée par une famille désireuse de céder une propriété située allée des fougères au Raincy, divers projets sont alors élaborés pour matérialiser  une continuité et offrir une suite à l’EMP.  

En 1968 le Conseil d’Administration autorise l’achat de la propriété du Raincy pour y créer un EMPRO pouvant accueillir 20 enfants et un atelier protégé pour 36. Pour héberger ces nouvelles activités, il est alors décidé de faire table rase de l’existant et de construire de nouveaux locaux réalisés en « modulaire métallique » selon les standards de cette période du « un collège par jour ».

Finalement en 1971 l’EMPRO Edelweiss ouvre.  L’association y transfère son siège social et profite de ce transfert pour se différencier d’une association voisine en devenant Association Intercommunale de Parents d’Enfants Inadaptés, AIPEI.

Le développement

Pour éviter la fermeture d’une structure d’accueil à but lucratif, fondée en 1930, ayant l’agrément de l’éducation nationale, pour 30 handicapés mentaux légers est reprise en gestion au 1er janvier 1976 à la cessation d’activité des gestionnaires. Un programme de modernisation permettra la poursuite de l’activité et l’accueil de 33 enfants puis l’établissement sera racheté à ses propriétaires fin 1976.

A cette date, l’AIPEI regroupe 185 familles de parents concernés par le handicap mental.centre aipei

Le rachat d’une propriété située en mitoyenneté avec EMPRO en 1979, permet l’accès à une maison sur 3 niveaux qui deviendra la base du futur CAT pour une vingtaine de travailleurs. Après de lourds travaux de mise en conformité et la mise en place de bungalows provisoires, le centre d’aide par le travail -CAT– ouvre début avril 1981.

Mais l’accès depuis l’allée des fougères est très étroit et deux ans plus tard l’acquisition de la propriété mitoyenne située au N°4, permet d’élargir le passage et de faciliter la circulation vers le CAT des véhicules de livraison et d’enlèvement. Le pavillon après transformation des surfaces regroupera alors les activités administratives et le siège social de l’association.

L’ancienne clinique-maternité des bleuets, située à Villemomble ayant cessé son activité dans les années 80, est reprise pour y créer un foyer d’hébergement pour travailleurs du CAT en 1987.

En 1993, le Service d’Accompagnement et de Soutien à l’Insertion, SASI, est créé pour répondre à une demande d’accompagnement de travailleur handicapé mental, en ESAT ou en atelier protégé, pouvant résider en milieu ordinaire.

L’IMP le Nid sera agrandi en 1995 pour trouver sa forme actuelle.

Le vieillissement de la population du foyer ainsi que l’évolution du handicap de certains travailleurs du CAT, pousse l’association à réfléchir à une structure de type foyer de vie destinée à des personnes ne pouvant plus travailler en CAT. C’est l’objectif de la construction en 2002 du foyer de vie, sur un terrain cédé par la commune des Pavillons S/bois et de la création simultanément d’un service d’accueil de jour.

Des besoins nouveaux

L’acquisition d’un terrain mitoyen du CAT en 2005 permet de l’agrandir pour créer de nouveaux métiers  orientés vers des activités de services et plus seulement de travaux de sous-traitance. Les anciens ateliers sont rénovés et modernisés. L’établissement devient l’ESAT les fougères.

Extension de l’ESAT

Pour visualiser les travaux d’extension du CAT, une vidéo a été réalisée en mai 2006 avec des outils logiciels 3d balbutiants.

Avant l’ouverture de ce site, elle n’avait jamais été diffusée aussi largement.

la MAS

Mais malgré tous ces efforts, de jeunes adultes handicapés n’ayant pas d’orientation de type ESAT, SAS, SAJ, occupationnel… et ne pouvant plus vivre dans une structure non spécialisée ou chez leur parents, sont à l’origine de la création d’une Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) pour adultes.
Le projet élaboré consistera alors, à créer un lieu de vie chaleureux et de stimulation, offrant les meilleures garanties d’accueil résidentiel en chambres individuelles dans de petites unités familiales, pour de jeunes adultes présentant des troubles envahissants de développement.

La MAS a été inaugurée en novembre 2011.

Les dates marquantes

Au fil des années différents établissements et services répondant aux attentes d’une population d’enfants et d’adultes handicapés mentaux ont été créés :

  • 1971  Externat Médico-Professionnel Edelweiss
  • 1976  Internat Médico-Educatif Le Nid
  • 1981  Centre d’Aide par le Travail
  • 1987  foyer Desjardins pour travailleurs adultes handicapés,
  • 1993  service d’accompagnement devenu SASI
  • 2003  foyer Virginie pour personnes handicapées mentales vieillissantes
  • 2003  service d’accueil de jour SAJ
  • 2007  agrandissement du CAT pour de nouvelles activités qui devient l’ESAT les fougères,
  • 2011  Maison d’Accueil Spécialisée pour accueil d’adultes autistes